Tu n'as pas besoin de lire, je ne t'oblige à
rien, de toute façon ce n'est
que mon histoire, et tu ne la comprendras surement pas. Si tu le comprends, tant mieux, ou tant pis.
Tu t'en fous, et je me fous de toi._________________________________________________________________________________________
Je suis
cachée sous ma couette,
comme si elle me protégeait du monde
extérieur. Je n'ai
pas envie d'en sortir, je suis
bien là. Il n'y a
que moi, moi et mon ours en peluche. Il me
défend contre les
méchants. Parce que les
méchants ils font
mal. Ils ne m'aiment
pas beaucoup. C'est
normal, je ne suis pas
une fille qu'on aime. Je suis
différente, et
eux, ils aiment pas
ça, ils préféreraient que je leur
ressemble. Mais moi,
j'ai pas envie.
Alors, c'est normal, j'en paie le prix. Quand on fait un choix, il faut en assumer les conséquences. Il y a les mots qui font
mal, et les gestes qui font
mal. Ils ne font pas
mal de la même façon. Les premiers font mal au
coeur, les derniers au
corps. Je ne sais pas ce qui est le
pire. Surement de savoir que
ça reviendra. Que se sera
d'autres personnes, mais que ça
recommencera encore et encore.
Ce n'est pas du pessimisme. Juste de la fatalité.La prochaine fois, je serais
peut-être plus forte, ou
plus seule.
On me protégera peut-être.
Mon ours en peluche ?
Un lapin ?
Un Mini-mÔmE ? Je ne sais pas..
Je serais peut-être
toute seule.
Je préfère. Je ne voudrais pas qu'ils connaissent
cela. Pour moi, ce n'est
que la
deuxième fois.
Ce n'est pas bien grave.. Je
mens. J'en
souffre. J'en pleure de l'
acide qui
désintègre peu à peu ma confiance et
noie mon assurance. Mon ventre me fait toujours aussi mal, encore plus depuis vendredi. Je tremble même si je transpire. Je pense avoir
peur. Peur qu'
ils reviennent. Peur que ça
recommence même si
je sais que ça reviendra..
C'est sur, il ne faut pas être fataliste.Mais en même temps, il faut rester
réaliste. Si tu es
punk à
Pau, sois prêt à
t'en prendre plein la gueule.
C'est comme ça..je crains ne pas pouvoir changer les mentalités.
Qu'importe..je ne
veux plus y penser.
J'ai mal, mais
qu'importe,
je suis toute seule dans moi. Et ce qui compte, c'est les
autres, n'est-ce pas
?Je reste seule dans mon monde, même si certains
s'approche du palier,
personne n'arrive à entrer.
Mais certains ne veulent pas rentrer. Tant pis pour moi.
Je reste seule dans mon monde imparfait.Suis la route toute tracée, ça fait bien moins mal.
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